Le 8 juillet
Un rendez-vous annuel de rencontres, de dialogue et de fraternité, dans l'esprit d'Edgar Morin
Sabah chérie, si je suis encore là le 8 juillet je veux qu'on puisse fêter non pas ma naissance mais mon œuvre. Et si ce n'est pas possible, fais-le pour moi Edgar Morin, un mois avant son départ
Au matin du 8 juillet
Au soir du 8 juillet
En ce 8 juillet, je vous souhaite la bienvenue. Aujourd'hui, nous ne nous réunissons pas seulement pour honorer la mémoire d'Edgar Morin. Nous nous retrouvons pour faire vivre une œuvre qui continue d'éclairer notre temps, d'inspirer des femmes et des hommes de toutes générations, et de nourrir un dialogue essentiel sur notre avenir commun.
Cette journée répond à un souhait qu'Edgar m'avait confié avec une grande simplicité :
« Je veux que l'on fête mon œuvre, et non ma personne. »
C'est dans cet esprit qu'a été créée cette page. Elle n'a pas vocation à accueillir un événement en direct, mais à être un espace de rencontre, de partage et de transmission. Elle a pour vocation de rassembler et de valoriser les hommages qui lui sont consacrés en ce 8 juillet : les rencontres, les tables rondes, les échanges, les initiatives et les témoignages qui, partout, prolongent sa pensée et font vivre son œuvre.
Je suis convaincue qu'Edgar les verra, à sa manière, et qu'il serait heureux de sentir son œuvre continuer à circuler, à relier les êtres, et à ouvrir des chemins de réflexion, de dialogue et de fraternité.
Merci d'être ici. Merci de contribuer, par votre présence, votre témoignage ou votre participation à ces initiatives, à faire vivre cette œuvre qui appartient désormais à toutes celles et tous ceux qu'elle éclaire.
Sabah Abouessalam-Morin
Une idée, une émotion, un engagement, une rencontre, un changement de regard : votre contribution rejoindra le travail commun de mémoire et de transmission.
Les témoignages sont relus avant publication.
Quelques-unes des contributions reçues. La vôtre peut les rejoindre.
Il n'était pas seulement un époux, un ami ou un compagnon de route, il était une voix qui parlait à l'humanité tout entière. Son humanisme, sa sagesse et son amour des hommes traversaient les frontières et les cœurs. Edgar n'est pas parti. Il vit dans mes gestes, dans mes choix de vie, dans mes souvenirs et dans chaque acte qui porte encore la lumière et la grandeur de son cœur, de son amour.
Une conscience libre, une voix singulière, un maître et une présence lumineuse dans les temps obscurs. Son œuvre demeure vivante, ouverte au dialogue, et plus que jamais nécessaire dans un monde en quête de sens et d'humanité.
Un agnostique capable d'émotion sacrée, un rationaliste qui avait compris que la raison, seule, ne suffit pas à saisir l'humain. Tu as été un sage laïque de notre temps et un poète de la vie. Paix à ton âme cher Edgar.
Edgar nous a appris à refuser les simplifications abusives, à relier ce qui est dispersé, à comprendre que les réalités humaines, sociales, économiques et politiques ne peuvent être enfermées dans des schémas réducteurs. Il est des êtres dont la disparition ne marque pas seulement la fin d'une vie, mais l'effacement d'une lumière qui éclairait notre temps. Edgar Morin était de ceux-là.
C'était un universaliste, une valeur en péril aujourd'hui. Il avait le goût de la vie profondément ancré en lui, et il continuait à nous donner des leçons de joie malgré le chaos du monde. Il adorait la Méditerranée, sa matrice, profondément ancrée en lui. « Je veux revoir la mer, encore... »
Soldat de la Résistance, militant et affranchi, écrivain et penseur du siècle, défenseur de la nature et des peuples, Edgar Morin était l'humanisme fait personne. Avec sa bienveillance, sa curiosité, il ne cessait de nous éclairer. Pensée complexe, vie féconde, esprit universel.
Inlassable voyageur vers des « oasis de vie et de pensée », Edgar Morin était pour les Français et ses lecteurs du monde entier cette voix venue d'un autre siècle qui pourtant parlait exactement de notre temps. Penser complexe contre l'époque des simplismes dangereux, où tout se vaut. Pratiquer le courage de la nuance quand les débats opposent camp contre camp.
Pas de conformisme, pas d'inhibition, pas de snobisme chez Morin. Plutôt une curiosité d'enfant qu'il revendiquait comme telle. Le questionner, c'était voir Sartre dans le désordre de son bureau, se promener avec Duras et Mascolo rue Saint-Benoît.
Pour beaucoup d'entre nous, en Afrique et bien au-delà, Edgar Morin n'était pas seulement un philosophe ou un sociologue : il était un maître à penser. Son œuvre nous a appris à reconnaître la complexité du réel, à refuser les simplifications, à faire dialoguer les savoirs et à placer l'humanisme au cœur de toute réflexion. Nous perpétuerons l'œuvre du Maître Edgar Morin. C'est un serment.
Edgar laisse derrière lui bien plus qu'une œuvre : il nous lègue une manière de voir, de comprendre, d'aimer le monde dans toute sa complexité. Son esprit demeure, vivant, vibrant, indélébile. Et dans cette absence, il y a encore sa présence, dans ses mots, dans ses idées, et dans l'amour que vous avez partagé de Paris à Marrakech, de Rio au Vatican, et de par le monde entier.
Les articles parus dans la presse · cliquer pour lire
Quelques images d'Edgar Morin, partagées par ses proches. Cliquez pour agrandir.
De nombreux hommages et initiatives sont organisés partout pour célébrer l'homme et son œuvre. Cet espace les réunit.
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Le 8 juillet devient chaque année un temps de rencontre, de dialogue et de mise en mouvement de l'œuvre d'Edgar Morin.